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29/07/2012

Après les élections, le combat continue...

P1010959.jpgPar Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

Editorial du n°28 de la revue

Synthèse nationale cliquez ici

 

Les péripéties électorales sont, enfin, passées. Après 18 ans de pouvoir, la pseudo droite est balayée par la gauche bobo-écolo-socialiste. Rien d’extraordinaire donc… ainsi va la démocratie française : les gouvernements changent, la crise demeure.

 

En réalité peu importe que notre pays soit gouverné par les uns ou par les autres puisque la politique menée par les deux est finalement la même, c'est-à-dire une politique au service des intérêts de l’hyper-classe mondialiste dont le seul projet est de détruire les peuples et les nations afin de mettre la planète au diapason de ses ambitions.

 

Certains, parmi nos lecteurs et mêmes nos collaborateurs, nous ont aimablement reproché de n’avoir pas appelé à voter, au second tour de la présidentielle, pour le président sortant. Mais comment aurions-nous pu soutenir un homme qui, cinq ans durant, a mené une politique qui a toujours été à l’encontre de nos idées et de notre conception de la France ? En effet, ceux qui ont la mémoire courte doivent s’interroger : qui a fait appliquer le traité européen malgré le « non » massif des Français au référendum de 2005 ? Qui a nommé des gadgets de gauche style Frédéric Mitterrand, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Rama Yade, Eric Besson etc. à des postes de secrétaire d’Etat ou de ministre ? Qui a pris Bernard-Henri Lévy comme conseiller particulier ? Qui a lancé la France dans une guerre en Lybie et y a installé la charia (à moins que ça ne soit pour détruire des preuves de financements occultes …) ? Qui a mis en place un président musulman en Côte d’Ivoire ? Qui a réintégré la France dans le commandement de l’OTAN ? Qui a laissé des soldats français se faire tuer en Afghanistan dans une guerre qui n’est pas la nôtre ? Qui a augmenté la dette française de plus de 500 milliards d’euros ? Qui a créé plus d’une vingtaine de nouveaux impôts rien que ces 5 dernières années ? Qui a laissé plus de 200 000 immigrés rentrer légalement en France chaque année ? Qui a reconnu l’indépendance de l’État fantoche et musulman du Kosovo ? Qui a explosé tous les records de chômage et aggravé la précarité dans notre pays ? Qui a introduit la fumeuse théorie dite du « gender » dans les programmes scolaires ? Le simple fait de se poser ces quelques questions leur permettra de comprendre pourquoi il était impossible pour nous de servir de rustine à cette droite aussi pusillanime qu’inefficace et nous ne pleurerons pas un seul instant sur sa défaite, même si celle-ci, admettons-le, n’est pas aussi spectaculaire que certains l’annonçaient.

 

Avec la gauche, nous savons au moins à quoi nous en tenir. A peine élu, Hollande est confronté à la dure réalité de la crise d’un Système quasi-planétaire qui, de toutes façons, dépasse ses compétences. Certainement plus social-démocrate que marxiste, le nouveau pouvoir va tenter de cacher sa soumission aux puissances financières mondialistes en éblouissant ses troupes à coup de mesures sociétales reposant sur sa conception de la morale, sur l’antiracisme, les droits de l’homme (hors de nos frontières s’entend), etc… Ce n’est pas vraiment nouveau, dans les années 80 et au début des années 90, Mitterrand et les siens avaient alors procédé de la même façon. Il y a bien longtemps qu’en France, comme dans les autres pays européens, ce n’est plus le gouvernement qui gouverne… Et cela, les peuples commencent à s’en rendre compte.

 

Ne soyons pas totalement pessimistes, ces dernières semaines nous ont offert tout de même un bon moment : l’élimination (momentanée ?) du fanfaron Mélenchon qui commençait à nous chauffer les oreilles en prenant un peu trop ses désirs pour des réalités…

 

Il serait injuste de commenter ces élections (la présidentielle + les législatives) sans parler des scores du Front national. L’analyse d’Yvan Blot que nous avions publiée dans notre précédente livraison (*) nous semblait pertinente au moment où elle fut écrite. Cependant, force est de reconnaître que les résultats de Marine Le Pen furent meilleurs que ceux escomptés dans nos colonnes. Mais, après tout, nous n’allons pas nous en plaindre. Nous savons que les Français qui ont voté pour Marine Le Pen, dans leur immense majorité, ont voulu exprimer leur refus de voir la France disparaître, et ce n’est certainement pas nous qui allons le leur reprocher. Même si ces résultats sont en dessous des espérances de nombreux nationaux qui pensaient, sans doute sincèrement, que les efforts entrepris par la candidate du FN pour ripoliner son parti allaient la conduire aux portes du Palais. Elle en est encore loin. Et cela en dépit d’une sur-médiatisation qui pouvait laisser imaginer, dans la dernière ligne droite, qu’un nouveau 21 avril était envisageable. Il n’en fut rien… De même que la victoire annoncée aux législatives à Hénin-Beaumont ne fut pas non plus au rendez-vous tant attendu.

 

Le FN marinisé continuera sans doute sa mutation en parti droitier et conservateur qui cherchera, vainement, à s’entendre avec les partis aux ordres du Système. Telle est la volonté de sa présidente…En cherchant à devenir l’aile droite de la classe politique, il rompra de fait avec sa vocation « révolutionnaire » qui avait été sa raison d’être et qui avait fait sa force jusqu’à présent. Cette mutation aura l’avantage de libérer un espace nouveau pour les seules forces capables de proposer une alternative crédible à ce système mondialiste. Or, nous le savons bien, cette alternative au mondialisme ne peut être que l’alternative nationaliste.

 

Le dimanche 13 mai dernier, jour de la Fête nationale de Jeanne d’Arc, les mouvements nationalistes ont multiplié les démonstrations de forces dans les rues de Paris. Plus de 1 500 personnes ont défilé le matin à l’appel des organisations nationalistes radicales. La Nouvelle Droite Populaire était en tête du cortège. L’après-midi, plusieurs milliers de militants catholiques ont aussi célébré, à leur façon, le 600e anniversaire de la naissance de la Sainte héroïne de la Patrie. Dans le même temps, de nombreux dépôts de gerbes furent effectués par les associations patriotiques devant les statues de Jeanne d’Arc tant à Paris qu’en Province. Une semaine après le retour de la gauche au pouvoir, ces actes ont démontré clairement que les forces nationalistes n’étaient pas prêtes à abandonner le combat.

 

Que ce soit hier contre la droite affairiste ou aujourd’hui contre la gauche internationaliste, notre combat est le même. Nous nous battons contre le mondialisme destructeur des nations et des identités ; nous nous battons pour imposer un Ordre nouveau, nationaliste, populaire, social et identitaire. Voilà pourquoi Synthèse nationale, fidèle à sa vocation, continuera son combat pour rassembler toutes les énergies qui agissent dans ce sens.

 

Le prochain rendez-vous, vous vous en doutez, c’est le dimanche 11 novembre prochain à Paris pour notre 6e (et oui) Journée nationale et identitaire. Nous vous en reparlerons…

 

 

(*) Voir Synthèse nationale n° 27, page 9, la tribune libre d’Yvan Blot un mois avant la présidentielle.

Commentaires

Bonne analyse. La NDP a vu juste. Sarko ou Hollande, c'est finalement la même politique au service du mondialisme. Continuez votre combat.

Écrit par : Henri | 04/08/2012

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