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26/10/2012

Recrudescence de vols de troupeaux à l’approche de l’aïd des musulmans

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Les vols d'agneaux se multiplient à l'approche de la fête musulmane de l'Aïd, qui sera célébrée vendredi, « en raison d'une offre légale largement insuffisante », note la fédération des éleveurs d'ovins. La belle excuse !

 

"L'arrivée prochaine de l'Aïd stimule les appétits: c'est comme pour les huitres à l'approche de Noël", constate le président de la Fédération nationale ovine (FNO) Serge Préveraud joint par l'AFP, sans être en mesure de chiffrer le nombre de larcins. "D'autant plus cette année", renchérit le responsable de la fédération dans le Vaucluse, Julien Bonnet, que "la fête tombe à une période de faible disponibilité en agneaux: en ce moment, ce sont plutôt des mises bas et les agneaux du printemps ont déjà été vendus".
 

Un troupeau de 130 agneaux parqués dans un champ isolé en Isère a ainsi été volé de nuit, la semaine dernière, et le préjudice estimé à 20.000 euros. Pour Rémy Bensson, secrétaire général adjoint de la FNO et responsable des Bouches-du-Rhône, le grand sud-est, région Provence-Alpes-Côte d'Azur en tête, est le plus touché.

 

LES ÉLEVAGES DU VAUCLUSE MIEUX PROTÉGÉS

 

"Sur les 50 sites d'abattages temporaires autorisés, 24 se trouvent en PACA", relève-t-il, évoquant "des réseaux de contrebande organisés". "C'est une période propice avec des débouchés extrêmement rapides", ajoute-t-il, précisant que "ce qui intéresse les voleurs, ce sont surtout les agneaux mâles". L'Aïd-el-Kébir ou Aïd-el-Adha est la plus grande fête de l'islam. Elle commémore le sacrifice d'Abraham.

 

Un agneau de 40 kilos se négocie entre 150 et 160 euros au prix du marché, et peut atteindre jusqu'à 200 euros au marché noir, précise M. Bensson. Ce dernier invite les "éleveurs à signaler les vols". Deux d'entre eux l'ont fait dernièrement dans sa région, dépouillés chaque fois d'une quarantaine de têtes. Même si la parade est difficile. "Nos élevages sont extensifs: (...) les brebis ne sont pas rentrées la nuit et les bergeries sont parfois excentrées".
 
 
C'est d'ailleurs dans des régions comme le Vaucluse où sévit un prédateur naturel comme le loup que les éleveurs sont le mieux organisés pour protéger leurs troupeaux, parqués et gardés par des chiens. Le phénomène des vols est généralement conjoncturel, insiste enfin Serge Préveraud. "Le reste de l'année, il reste anecdotique".
 
 
Source France presse infos cliquez là

 

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