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19/11/2012

Chronique de la France asservie et résistante...

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RIVAROL N° 3069 du 16/11/2012

 

APRÈS la polémique sur « Un bon juif » sur internet, laissant, paraît-il, les pires dérives s’exprimer, voici « Un bon antisémite » qui tient la corde : avec des centaines de commentaires supposés être plus drôles les uns que les autres. Dieu merci, Hollande et Netanyahu, Premier ministre d’Israël, étaient là, récemment à Toulouse, pour clarifier les choses. François Hollande en a profité pour reconnaître que l’antisémitisme existait en France, ce que nous ignorions, et a assuré sa détermination à « pourchasser, poursuivre, éradiquer ce fléau. » La présidente en Midi-Pyrénées du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Nicole Yardeni, a eu des propos forts, saluant « un message d’unité contre cette menace qui pèse sur toute l’humanité. » Toute l’humanité, faut quand même pas exagérer… Elle a déclaré : « Le pire cauchemar, pour un Juif, c’est qu’il n’y ait plus Israël pour l’accueillir. » Mais combien de Juifs français veulent-ils s’installer en Israël ? En attendant, le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a rappelé la promesse du président de la République d’assurer la sécurité de la communauté juive de France en la déclarant « cause nationale ». « Cause nationale »… Les petits blancs des banlieues, qui subissent les agressions des allogènes aimeraient eux aussi être une « cause nationale ». Passons…

 

ÇA NE FINIRA JAMAIS…

 

Le Grand rabbin, disert en diable, appelle les autorités religieuses musulmanes à « s’ouvrir à la communauté juive et à rejeter les courants fanatiques. » Y croit-il ou se moque-t-il du monde ? On ne sait pas… Mais lisez quelques extraits de l’éditorial de Xavier Panon, à propos de la cérémonie souvenir de Toulouse, parus dans le journal L’Yonne. C’est vraiment trop émouvant : « Une émotion rare. Des gestes libérés du protocole. Des discours forts. Il reviendra comme toujours aux historiens d’en saisir le sens profond et d’en mesurer l’importance avec le recul nécessaire ». Ce n’est absolument pas fini, car chez ces gens-là, ça ne finit jamais : « Il saute aux yeux que la cérémonie de Toulouse en hommage aux victimes de Mohamed Merah marquera une page singulière de la relation souvent tumultueuse entre la France et Israël (Mais où est-il allé chercher cela ?) ». Et le journaliste de conclure, des trémolos dans son stylo : « Et peut-être aussi entre la France et les Juifs de France ». Mais ce n’est toujours pas fini… Accrochez-vous. Le Président de l’Assemblée nationale recevait lors d’une brillante soirée à l’Hôtel de Lassay, pour son premier dîner de gala, le « Projet Aladin ». L’objet de cette jeune institution qui œuvre en partenariat étroit avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ? Un dialogue entre Juifs et Musulmans, afin de mener ensemble le combat contre le négationnisme, l’islamophobie et toutes les formes de racisme et de discrimination. Trop fort… Ils osent tout, et c’est à ça qu’on les reconnaît.

 

UN NOUVEL ATTENTAT ANTISÉMITE “LA VICTIME ÉTAIT DE DOS”

 

Quelques semaines après l’agression d’une boutique casher dans la ville de Sarcelles (95), un homme de confession juive a été agressé, il y a dix jours, par sept inconnus alors qu’il se rendait à la synagogue. Selon le site du Crif, les “inconnus”, on ne saura pas qui sont ces « inconnus », ont « lancé des œufs sur son manteau avant de lui porter un coup au niveau des jambes, alors que la victime était de dos ». « La victime était de dos » : voici une précision d’une extrême importance qui méritait d’être portée à la connaissance des lecteurs de RIVAROL.

 

ROSELYNE BACHELOT, C’EST LA CASTAFIORE

 

Roselyne Bachelot, ancienne ministre et désormais animatrice de l’émission archinulle, tendance hystérique et piapiateuse de D8, qu’elle présente aux côtés de Laurence Ferrari, raconte sa passion pour l’opéra. Elle adore, ce qui est tout à fait à son honneur, cette phrase de Nietzsche, qu’elle cite : « La vie sans musique est une erreur. » Elle se souvient avec fierté d’avoir su jouer J’ai du bon tabac à l’âge de 4 ans. Amusant pour la future ministre de la Santé… Elle explique qu’elle a toujours rêvé être Maria Callas, « la plus grande, le fantasme absolu » (qu’Hergé avait représentée, dans Tintin, sous les traits de la Castafiore). Et elle conclut par ces puissants propos : « En écoutant “La Walkyrie”, je me sens “moi” ». Houlà ! Attention, terrain glissant ! Adolf Hitler aimait aussi Wagner… Mais Roselyne Bachelot se rattrape, en précisant : « Mais je vous rassure, j’aime aussi écouter Brel et Amy Winehouse. Je ne suis pas une intégriste. » Nous voici soulagés… Gott sei dank (Dieu merci). Patrick Balkany, le maire de Levallois ; s’autorise quant à lui ce petit commentaire légèrement misogyne : « Bachelot n’est pas à son avantage dans des robes qui la boudinent. Pour le reste », dit-il « c’est du babillage de petites snobinardes. Son émission n’a aucun intérêt. » Celle qui disait « J’ai l’air d’une pute », perchée sur de hauts talons, alors qu’elle choisissait son déguisement dans la perspective de l’émission appréciera le compliment de Balkany à sa juste valeur…

 

LES LE PEN, SANS PITIÉ POUR LE BLOC IDENTITAIRE

 

Le Bloc Identitaire, qui a pourtant tenté de multiples entreprises de séduction en direction du FN mariniste est Grosjean comme devant. Pour Marine Le Pen, le Bloc « est un parti d’agit-prop. » Elle s’autorise cette considération d’une haute humanité : « Je ne crois pas qu’ils désirent la violence, mais s’ils la désiraient, ils me trouveraient sur leur route pour les en empêcher. » En voici de fortes paroles ! Marine Le Pen défend une démocratie au demeurant nullement menacée par le Bloc Identitaire. Si le Bloc était fasciste, ça se saurait… Les sites ultra-sionistes disent le plus grand bien de ses actions. Alors ? Marine Le Pen enfonce cependant le clou : « Il n’y aura pas d’accord avec le Bloc Identitaire, nous avons trop de différences de fond. » Elle ajoute : « Si certains considèrent qu’ils sont plus proches de nos options, ils peuvent nous rejoindre. » Elle exclut évidemment toute double appartenance. Concrètement, elle dit que la condition sine qua non de l’adhésion de Philippe Vardon au FN est l’abandon de ses engagements à Nissa Rebela, dont il est président, et du Bloc Identitaire, qu’il dirige. Le vice-président du FN, Louis Aliot, fait mine de s’interroger gravement : « Philippe Vardon partage-t-il notre idéal national ? » Houlà, pas bon, voici de très, très lourds sous-entendus… Jean-Marie Le Pen, connu pour être un très grand humaniste, déclare, quant à lui : « Si M. Vardon a envie d’aller à Canossa et de nous rejoindre, pourquoi pas ? » Quelle cruauté ! Quel mépris abyssal ! Le pauvre Vardon avait pourtant déclaré, il y a quelques jours : « Je prendrai aussi sur moi d’aller taper aux portes, et même une seconde et même une troisième fois si on me les referme au nez, et même de les enfoncer ces portes s’il le faut, les portes de nos partenaires éventuels. » C’est vraiment trop mignon. Traduction : « Je suis prêt à me coucher, je me couche, je demande pardon, pardon pour je ne sais quoi, mais pardon quand même. Mea culpa, mea maxima culpa. J’ai tant péché, tant péché. Je ne suis qu’un misérable vermisseau qui va à résipiscence… » Allez, passons à autre chose…

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MARCHÉ DE NOËL ? NON ! MARCHÉ D’HIVER !

 

Le marché de Noël d’Amiens est, ou plutôt était le plus grand de France, attirant plus d’un million de personnes. Il avait été rebaptisé « Parfums d’Hiver » en 2008. La raison poussive exprimée par la mairie ? C’était pour « se démarquer de tous les marchés de Noël qui foisonnent désormais dans nos villes et nos villages. » Désormais la mairie socialiste a trouvé une autre dénomination, d’une beauté fulgurante : « Marché d’hiver ». Sans commentaires...

 

ERSTEIN (ALSACE) : LE MAIRE N’AURA PAS SA BELLE MOSQUÉE

 

Le maire d’Erstein, Jean-Marc Willer, conseiller régional socialiste, est malheureux. Il n’aura pas sa belle mosquée. Et pourtant, il n’avait pas ménagé sa peine, ni lésiné sur les manœuvres dilatoires et les mesures autoritaires pour imposer aux habitants de ce quartier résidentiel l’installation d’une mosquée et d’un centre culturel turcs. Contre l’opinion quasi unanime de ses administrés, le maire a voulu passer en force et avait délivré en octobre 2010 un permis de construire des plus hasardeux. Mal lui en a pris. L’énergumène socialiste et islamophile n’avait respecté ni les règles des Etablissements recevant du public (ERP), ni le Plan d’occupation du sol. Du coup, la Cour administrative d’appel de Nancy vient d’annuler le permis de construire, arguant notamment d’un manque manifeste de places de parking. Mais qu’à cela ne tienne. Le maire a accordé un nouveau permis à l’association turque qui avait déposé la demande. Par quel tour de passe-passe les parkings qui se révélaient insuffisants pour le premier permis seraient-ils suffisants pour le second ? La réponse, comme le note Jacques Cordonnier sur le blog Alsace d’Abord, relève du gag. Les Turcs ont découvert, un peu tardivement, qu’il y aura en fait moins de fidèles qu’ils ne l’avaient déclaré deux ans plus tôt. Il apparaît en effet qu’un musulman qui prie à genoux occupe plus de place qu’un fidèle qui prie debout. On divise la superficie de la pièce par la surface d’un tapis de prière, et hop, le nombre de personnes fréquentant la mosquée diminue d’un coup. Et le tour est joué… Sauf que l’avocat des indigènes, Me Bonneau, a déposé un nouveau recours, et qu’il n’est absolument pas certain que les magistrats acceptent d’être pris pour des imbéciles. En attendant, le maire (qui ne le restera pas longtemps, rassurez-vous), avait fait voter une subvention de 65 000 euros en faveur de l’association turque et le Conseil général du Bas-Rhin (supposé être de droite) avait accordé une misérable aumône de 30 000 euros. Raus ! (Dehors !)

 

SALAUDS D’ENFANTS !

 

Le Dictionnaire numérique des écoliers, qui comprend 17.000 définitions écrites et illustrées par des enfants de la grande section de maternelle au CM2, avait été lancé en septembre 2010 par la Direction générale de l’enseignement scolaire, dans le cadre du plan national contre l’illettrisme. Ce site sera « provisoirement fermé » dans l’attente d’une « révision » et de la « relecture et réécriture » de certaines définitions. Il est vrai que les crétins cosmoplanétaires du ministère avaient de quoi être choqués, d’autant que la vérité sort de la bouche des enfants. Exemples : « Une femme est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes ou des robes. Elle a de la poitrine. » Ou encore : « Le père est le mari de la maman. Sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. » Quant au mot “mère”, un épouvantable enfant provocateur n’a pas hésité à écrire : « Ma mère repasse les affaires de toute la famille. »

 

SOCIALISTE ET NATIONAL-SOCIALISTE

 

Nisrine Zaïbi, 24 ans, est vice-présidente du conseil régional de Bourgogne. Elle est, paraît-il, issue de la “diversité” et est brillamment intervenue au congrès du parti national-socialiste, pardon, du parti socialiste, à Toulouse. Quelques minutes après le début de son intervention, elle a exprimé sa joie de « pouvoir s’exprimer au congrès du parti national-socialiste ». La pauvrette a tenté de se rattraper en disant combien elle avait « pleuré en voyant arriver Jean-Marie Le Pen en finale en 2002. » Dans la foulée, sans doute émue aux larmes par l’impeccable agencement des cohortes de SA et de SS, elle a commis un second lapsus, évoquant « notre président de la République, François Patriat ». Mais qui est François Patriat ? Eh bien, il s’agit du président de la région Bourgogne, où elle siège. Remarquez qu’elle aurait pu évoquer « notre président de la République, Adolf Hitler. » Nul doute que les ovations eussent été interminables…

 

HOLLANDE EST RIGOLO

 

Hollande n’a pas manqué d’adresser un mot de félicitations à Obama pour sa réélection. Histoire de témoigner de son intense amitié pour le président réélu, il a écrit au stylo le mot “friendly” à côté de sa signature. Problème : “Friendly” ne signifie pas, en anglais “amicalement” mais, accolé à la signature de Hollande, « sympathique François Hollande ». Du moment qu’il se trouve lui-même sympathique, pourquoi pas, après tout… En attendant, ça ironise sec sur Internet.

 

LA ROTTWEILER MORD

 

La première concubine de France a attaqué le livre La Frondeuse, qui a révélé sa relation supposée avec l’ex-ministre UMP Patrick Devedjian. Le procès devrait se tenir le 10 décembre devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. La concubine réclame 85 000 euros de dommages et intérêts aux deux auteurs, Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn : 40 000 euros pour atteinte à la vie privée, 40 000 euros pour diffamation (à la place de Devedjian, je n’apprécierai que modérément), et 5 000 euros pour frais de justice. Valérie Trierweiler a déjà fait savoir qu’en cas de victoire, elle reverserait les sommes à des associations. Lesquelles ? On l’ignore. Peut-être à l’Association de concubines de France ? Madame est vraiment trop bonne…

 

RIVAROL : LE VENDREDI, CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX.

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